Les cris de la fée
  Page d'accueil
    CRITIQUES livres
    Am
    Stram
    Gram
    Omniscient
    Point CLINIQUE
  A propos
  Archives
  Livre d'or
  Souscrire
 


 
Amis
    bluelantern
    - Plus d'amis


Liens
   MOON
   IlYss
   L'envol de Sarah
   T H E M
   Yeux Noirs
   Mon modèle
   My DeviantArt
   Aile
   Sans Nom
   Ephreet
   Rouge
   Allo Lola ?
   L'EFFRONTEE
   L'Ecorchée
   Anxiolitique
   Je n'embrasse pas
   Référence
   DreamPage
   Dvotchka
   Libellule
   Sinister Fox
   Amalgame
   Velvet
   I love it
   Aliénation
   N O B U O
   Une de mes Muses
   A la lueur d'une lanterne
   Un, deux, trois, nuage !
   Anna K
   Vous voulez me sortir du rouge ?
   Grandir c'est mourir un peu
   Fais comme si
   Dame Marianne II
   En attendant
   Fanffan
   Hyperesthesie
   ..
   Lilinou II
   Antistar
   Lenna
   Mikou
   ......
   T-fais-noeud
   Dame Marianne
   Petite étoile
   Sale fée
   Fleure-A
   ...
   ...
   L i l i n o u
   LittleFrench
   A t a e g i n a
   Suicidal
   Liquid Pirncesse
   Llyn
   M a r i e
   FrAmboise
   Calia
   L a u r i e
   Ma petite J o a n a
   I Wonder
   J E F
   O n y x
   M i l k y
   N e v e r m i n d
   M i k o u
   C i l e
   .
   M o i j e
   ..
   ...
   ....
   ......
   ........
   M a r s
   ........
   .......
   ......
   .....
   ...
   .
   .......
   A f t e r 5 a.m
   .......
   ......
   .....
   ....
   ...
   ..
   .
   ......
   ........
   ......
   .....
   ...
   ..
   ...
   ....
   ......
   .....
   ....
   ...
   ..
   .
   ...
   .....
   C h i c k e n
   ......
   ....
   .....
   ..
   ..
   ..
   ...
   ...
   ........
   ....
   A u r é l i e
   .....
   ....
   .....
   C o c o
   .
   ..




http://20six.fr/paupiere

Hébergé par 20six.fr



 
SUITE : http://www.20six.fr/abasourdir
9.5.09 14:35


Probablement dans ce coin si les écritures me reviennent.

J'ai tué la fée.
18.9.07 20:52


I think it's a good bye

 

 ....
.21 ans.
L'âge de l'arrêt cardiaque.
Aller plus loin serait inutile.
Je les hais dans la rue.
Les méprise.
Sans honte puisque je ne les connais pas.
Valérie, attends moi.
Ils ne nous auront pas.
Good Bye.

 

 

 

 

17.9.07 19:16


Perhaps a good bye

 

 

 

 

Je dois prendre le marqueur, et tracer le plus gros trait qui soit imaginable sur mon passé. Disons que je dois avoir le courage de le faire, une fois pour toutes, en jurant de ne pas me retourner : à chaque fois je trébuche sur un souvenir.

A chaque fois la plaie saigne.

A chaque fois elle m’emprisonne.

Plusieurs mois ou années en arrière.

Je n'ai plus envie d'écrire. Plus pour l'instant.

17.9.07 00:12


© Paupière

Des méduses tout au fond du ventre. Aux filaments électriques brûlant les muqueuses hypersensibles, paisibles mais nocives. Je ne saurais dire pourquoi ces invertébrés se sont installés en compagnie de la sangsue. Quoi qu'il en soit, depuis lundi, je n'ai rien avalé. En rentrant de ma maléfique prérentrée à l'instant, je suis tombée, manquant d'écraser le fauve. Mais l'alimentation n'est pas la seule perturbée. Je n'ai pas dormi depuis lundi. Les maux de ventre me transpercent de part et d'autre, je reste couchée ou assise pour ne pas sentir les griffes de feu m'enflammer. Parce qu'au fond tout au fond, l'avenir me faire peur.

Ce matin, ces brûlures abdominales se sont transformées en diarhée. Très romantique je l'avoue. La prérentrée me terrifiait, et, sans sommeil, je suis restée couchée, me levant malheureusement toutes les dix minutes pour courir aux toilettes.

Je ne suis pourtant pas morte, juste doublement tétanisée. Alors que j'attendais, trois quart d'heure à l'avance, un jeune homme m'a abordée pour me demander si j'attendais pour l'école. Moi qui m'étais assise à dix lieues de l'école, je ne comprenais pas, acquiçait en demandant " mais comment as-tu deviné " ? Tout est donc question de look si j'en crois sa réponse.

Cette école ne m'inspire pas plus que mon avenir ne m'inspire. En rentrant, j'ai acheté des lames de rasoir, idée lumineuse et pathétique. Je ne les ouvrirai pas, elles me rassurent seulement. Je n'ai toujours pas faim. Toujours pas sommeil. Peut-être bien que je suis morte.

 

 

13.9.07 16:43




Je m’ennuyais.

Dehors, il faisait froid, j’étais rapidement rentrée me faire un café que je savourais, appuyée contre la fenêtre, en fumant la dernière cigarette de mon paquet. Pas de bruits, juste le silence, cet immonde silence que je supporte de moins en moins ces dernières semaines plus nocturnes que diurnes. Toute la pièce m’importunait. Je ne me sentais plus le cœur ne serait-ce que de la parcourir des yeux, et me plongeais dans la contemplation des halos de fumée m’enveloppant de leur aura. Lasse, voilà ce que j’étais à ce moment précis de ma vie, mon insignifiante vie. Envie de disparaître, disparaître, partir de ce lieu, cet appartement, cet immeuble, cette rue, m’enfuir de cette vie uniquement faite de débris et de poussière. M’enfuir loin, aussi loin que mes jambes me porteraient. Ne plus côtoyer quiconque, briser tous les liens, toutes les relations, cracher sur les amitiés hypocrites, cracher sur le pavé mouillé, m’éclipser pour que l’on m’oublie, que je sorte de la vie de toutes ces personnes me connaissant.

Rien à faire, si ce n’est penser, cogiter des heures durant sur le sens de mon existence, cette existence qui me semblait de plus en plus insoutenable à mesure que je la scrutais d’un œil accusateur. Je n’en pouvais plus : il fallait que je sorte avant qu’il ne rentre, là, tout de suite, dans la minute. Ne rien emporter avec moi, tout laisser en place, partir sans raison ni sens. Besoin vital, instinct de survie, de conservation, fuir était devenu mon unique protection.

J’ai fermé la porte, dévalé les escaliers en enfilant mon manteau de fourrure, poussé la porte d’entrée de l’immeuble et ressenti l’air glacé de Paris me gifler le visage de plein fouet. Les voitures, les passants, le bruit, le vacarme de ma ville natale, je respirais à plein poumons, comme libérée d’un poids, lorsqu’il est arrivé vers moi, en trottinant pour se réchauffer.

« Tu vas où ? »

Je réfléchi une demie seconde, la réponse était évidente.

« J’ai plus de clopes, je vais au tabac ».

« A tout de suite alors… » m’a –t-il chuchoté en rentrant dans le hall de l’immeuble, glacé.

Je l’ai regardé jusqu’à ce que la porte se referme en claquant, puis je suis partie.

Je ne suis jamais revenue.
13.9.07 06:04


CONFIDENCES
CONFIDENCES
CONFIDENCES

11.9.07 23:29


Plus tard, je lutterai contre cela. Je ne sais pas comment, mais je lutterai. Association peut-être, que je rejoindrai. Faire fondre cette seconde cause de mortalité chez les jeunes. J'en parle beaucoup avec mon psychiatre. Je dois me défaire de cette obsession.

11.9.07 20:05




Il n’attendait que ça. Je n’avais qu’un mot, un seul mot à dire… un mot imprononçable qui me scarifierait les cordes vocales à l’instant même où je le laisserais s’échapper d’entre mes lèvres.

Un jour il le faudrait. Un jour il le faudra. Etre forte et lui laisser sa liberté, celle qui nous annihilera et me plongera dans les plus vastes néants, ceux dont on ne sort ni indemne, ni véritablement cicatrisé. Ces néants calcaires qui dissolvent notre âme jusqu’à la sève pour, vulgairement, nous laisser désossés sur le pavé, sans esprit, sans regard, juste bons à terminer notre végétation dans une chambre d’hôpital psychiatrique, assommés de drogues pour avoir la certitude que nos souvenirs ne viendront plus jamais troubler notre inlassable attente de la mort.

Chaque jour portait le même chandail d’amertume, comme si l’hiver avait définitivement dévoré la concurrence estivale, ne nous laissant que vide et désolation pour construire nos forteresses de sable fin. Seule, dans mon appartement, je n’avais qu’à faire chauffer le café, ouvrir les rideaux, allumer une cigarette ou faire le ménage. Rares étaient les fois où il appelait, parfois il ne disait rien, je n’entendais que sa respiration saccadée, si lointaine, si froide, à l'autre bout du fil. Ce fut pourtant ce qu’il fit, à quinze heures trente, alors que je préparais le bol de lait du chat. Faire sonner mon portable.

« C’est moi. S’il te plait dis le moi.
- Je ne peux pas…
- Je t’en prie. Tu sais que c’est tout ce qu’il nous reste à faire.

Tu sais qu’il le faut.

- Mais je t’aime…
- Je t’aime aussi. Mais le poison nous consume. Bientôt il sera trop tard. Sois forte, dis le moi, je t’en conjure.

Je laissais un ange passer, puis deux, les deux mains agrippées au combiné, le souffle haletant et de lourdes larmes roulant le long de mes cernes. Douce inspiration, il ne suffit que de fermer les yeux pour le condamner à mort.

- C’est fini.
- Redis le moi
- C’est fini.
- Ca veut dire que je peux enfin le faire ?
- Ca veut dire que tu peux enfin le faire.
- Merci. »

Je n’eu le temps de rajouter quelque balbutiement, il avait raccroché. Mon prince charmant n’avait guère d’attirance pour ce conte de fée que je voulais construire avec lui, seule la nuit était belle à ses yeux, seules les traces de morsures de vampires lui semblaient supportables. Je venais de commettre l’irréparable. Lui fermer toutes les portes donnant sur le soleil levant.
Quelques jours plus tard, je reçu par la poste les conséquences de mes mots, ceux qu’il avait tant désirés durant ces longs mois d’hésitations et de refus de ma part.

L’incinération aurait lieu dans deux jours.

A-t-il pensé à moi, lorsqu’il sauta de la plus haute tour, pour s’écraser avec violence contre le pavé de vérité ? Loin de ma longue tresse censée le retenir par la fenêtre ? Jamais je ne le saurai.

La seule évidence me semble que l’amour est le plus douloureux péché de notre brève vie. Il avait besoin de moi pour mourir. J’ai accompli mon devoir, ne reste qu’à tourner cette page de sang.

Mon alliance glisse de mon doigt, et roule le long du carrelage.

Je n’ai pas envie de la ramasser.

Elle n’est plus qu’un bijou aujourd’hui, les symboles ont éclaté contre le sol. Sois en paix, mon Amour.

Il aurait été impardonnable de ne pas te délivrer.

11.9.07 19:57


J'ai pleuré en lisant ce livre.

Parce que nous avons tous une petite Sarah en nous.
Parce que Sarah n'est plus avec nous.

Ma mère me l'a emprunté. Il n'était pas dans mon étagère, mais bien en vue, sur une commode.

J'espère qu'elle comprendra.

10.9.07 21:05






Je pense pouvoir certifier qu'en ce qui concerne ma mère et moi, le terme aux conséquences inévitables qu'est " communication " ne restera qu'une main tendue vers l'autre, serrant dans son poing la hâche de guerre. Je n'ose plus rien dire, je pèse mes mots au gramme près, mais la hâche semble réclamer mon sang.

Notre petit chienne, Pocket, semble plus agréable en matière de communication.

- Maman, quand part-on en ville ? Je dois finir les scénarios de Rémi, je veux savoir si j'ai le temps...

Ma mère inspecte l'oreille de Pocket.

- Ma petite puce, ils ont vraiment négligé tes points. Ces vétos...
- C'est vrai... j'ai regardé sa cicatrice, elle n'est pas joli-joli.
- Tu viens, on va prendre notre antibiotique ?
- Maman ?

Ma mère soulève la petite chienne et se dirrige vers la cuisine.

- Maman ?!!
- Qu'est-ce que tu veux encore ?! Ca se voit pas que je deviens dingue, folle, chèvre ? Je tourne plus rond !

Je me tais. Le front contre la fenêtre, je ne regarde ni l'horizon, ni le ciel. Juste le vide. Je pense à mon père, au barrage. Pourquoi aujourd'hui ? Sur la couette, je trace des tourbillons du bout du doigt contre la tapisserie fleurie. Caramel, qui vient de rentrer de ses vacances chez ma grand-mère, n'en a que faire. Il est assit, au loin, me fixant de ses yeux dorés.

Tout ça n'a plus d'importance.


10.9.07 15:36


Peu de souvenirs palpables, voire visuels, ou encore auditifs de la soirée d'hier soir. Je sais que je ne tiens pas l'alcool, et c'est bien pour cette raison que je bois. La dispute s'est calmée, plus de vagues de mots s'écrasant contre ma carapace rocheuse, pas même un souffle de vent marin. Ca va Puce ? Puce se retourne, le verre aux lèvres, des lèvres qui cèdent en un feu d'éclats de rire aux conséquences innodatoires : le parquet se recouvre de Rhum. Puce ! Tu bois ?! Arrêtes ! Oui mais Puce, elle n'entend rien. Elle dit que ça va très très bien, qu'elle n'angoisse ni ne stresse, et que ce bonheur est merveilleux, même si la tristesse sait nager. Puce se lève parce qu'elle a soudainement très envie de voir la fin de match de foot. Elle hurle j'espère qu'on gagne, pliée en deux. Lui, peut-ête bien qu'il a peur. Elle pose son visage sur son épaule après avoir chuté sur la flaque, et s'endort comme une loutre pleine.

D'ailleurs Puce se dit qu'elle devrait boire plus souvent, elle a de l'alcool plein les placards, plus que de nourriture, alors autant trouver un anxiolityque efficace.

Avance rapide, lecture.

Ce matin, encore de la route. Les neuf cent kilomètres de la veille toujours dans le cul. Je lis, je gratte, je tourne, je joue avec la ceinture, je compte les voitures verte mais y'en a jamais, pour finir par regarder les lignes sur le sol jusqu'aux comissures de la nausée. Arrivée chez ma grand-mère, tout est fermé, alors qu'en temps normal, ls fenêtres sont toujours ouvertes. J'analyse : le balcon est baricadé de carton, l'auteur est mon fils. Nous entrons, le fauve essaye de me filer entre les jambes mais je suis plus vive que lui.

" Caramel, espèce de petit animal pas gentil ! "

J'embrasse ma grand-mère, j'entre, stupéfaite. Mon chaton est à moitié obèse. Je le pose dans les bras de mon petit ami en gémissant que Caramel porte bien son nom. " Oui... mais c'est quoi ce petit obèse ? " Il sourit en jouant avec la boite à miaulements mécontents qui préférait s'enfuir que revoir sa maman et son papa. Force de griffures, l'animal retrouve le sol et miaule d'une telle façon que les voisins pourraient croire qu'on le maltraite. J'apprend que Monsieur Caramel en est à sa sixième fugue. Sur le balcon, surveillé par ma grand-mère, il analyse. Un jour, mon oncle arrive en voiture. Soudain le sol est moins bas, mon cher Caramel bondit, attérit sur le coffre et tente de se carapater jusqu'à la route, mais mon oncle le rattrape par la peau du cou. J'imagine le regard du félin. La deuxième fois, monsieur commence par se coucher dans une des jardinières de géranium, tentant de se faire oublier, puis saute sur un petit arbre en bas et se met à courir.Le sauveur ? Le voisin. Jamais deux sans trois : mon père, sa voiture, même tentative que la première. Quatrième : un coup de patte pour ouvrir le garrage, cinquième : sous les jupes de ma grand-mère qui ouvre la porte d'entrée. " Tu n'arriveras jamais à le garder, il fait que des conneries ! " dit-elle en riant. Sauf que c'est pas drôle, il a cassé l'orchidée que mon papa lui avait offert à la fête des mères. Demain je le récupère, en octobre on le castre, ça devrait aller.

Quand il était petit, Caramel était un Jedi.

 

 

9.9.07 18:12






Je viens de rentrer. Enfin, on vient de rentrer, c'est lui qui conduisait, car de mon côté je n'en ai le droit : avec la tonne de médicaments que j'avale par jour, je suis, au volant, ce que l'on nomme gentimment un danger public. Ces vacances vendéennes eurent des points positifs, ainsi que - forcément - des négatifs.

Pour situer l'ambiance, je dirai : dispute ce soir.

Il crie, je pleure.
Il s'excuse, je pleure.
Je pleure, il pleure.

Lui devant le foot, moi devant l'ordi, entourée de Malibu, de Rhum à la noix de coco, de Baileys, Pina Colada maison, de jus de fruits... En gros, je me saoûle, j'aime pas les disputes, je préfère l'ivresse. Tant que je suis encore lucide, je vais donc me défouler.

Quand j'étais petite,
J'étais une jedi,
Tellement nerveuse,
Que lorsqu'il pleuvait,
Souvent je m'éléctrocutais...
En pyrogravure....
When I was a child, I was a jedi...


Points positis :

- Je n'ai pas fumé depuis une semaine
- J'ai ôté le paréo et les complexes
- J'étais la seule dans l'océan, j'avais froid, mais qu'importe : elle était froide, mais elle était bonne
- J'ai pas vomi, j'ai pas jeûné, j'ai mangé normalement
- Pas d'ashme car pas Caramel, mais demain je le récupère parole de Paupière épuisée.
- Y'a une super géniale nouvelle attraction au Futuroscope avec la tête en bas on l'a faite au moins dix fois, et encore, s'il m'avait pas assomée on y serait encore

Points négatifs :

- J'ai bronzé ( si, si )
- J'ai pas trouvé de coques, pourtant j'ai creusé jusqu'au magma
- La marée ne nous a pas emportée lors du passage du Gois
- Toujours autant d'idées noires voire pire
- Pas possible de copuler sur la plage : trop de gens
- Comme j'arrête de fumer je fais que bouffer des carambars à la barbe à papa, si les blagues étaient pas si pourries, encore, ça passerait... ( genre : comment appelle -t- on un lapin sourd ? )

Bon. La tête me tourne. Je hais le foot. Pourtant hier j'ai regardé le rudby, j'ai gueulé, j'ai hurlé, ça n'a guèrement aidé les Bleus. Bien faits pour eux. Demain je rentre en Savoie. J'espère que ce sera la dernière. Aller, un dernier verre et puis s'en va.



J'connais pas ma taille, sorry.



I'm fat. Sorry.

8.9.07 21:36


 « Je t’en prie, attend moi. Cherche moi. Trouve moi. Je ne sais où tu es, mais ce qui est certain, c’est que sans même te connaître, mon cœur t’appartient déjà… Ne me laisse pas. Je t’attendrai. Nuit et jour. Jour et nuit. Jusqu’à ce que ton regard vienne enfin me délivrer. Car toi seul peut à présent me sauver.»

Le temps s’est définitivement installé. S’en est fini, il ne partira plus. Ma solitude semble s’être parfaitement adaptée, non la greffe n’a pas été rejetée, étant donné que je suis encore là. Cependant, je ne peux plus vivre dans l’attente, dis moi que tu vas surgir, et que nos cœurs vont bondir en un même élan, se reconnaissant, quelque soit l’heure, quelque soit le lieu. Dis moi que tu arrives, toi que je cherche, moitié de ma chair, moitié de mon âme.

Acharnée, je te cherche partout. Je fouille le moindre recoin du monde, je creuse les dunes de chaque désert, survole les canyons, inspecte chaque branche d‘arbre, chaque fourré, regarde sous les tables, les chaises, les ponts, ou bombarde les nuages au cas où ta personne s’y dissimulerait, mais tu n’es pas là. En haut des clochés, en haut des montagnes, des sommets, ou des immeubles, des gratte-ciels, je t’appelle à l’aide, je crie, je hurle, jusqu’à ce que ma voix s’épuise et que je m’écroule, tête la première.

On me prend pour une folle, une aliénée, jamais pour une désespérée.

M’entendant geindre dans la nuit, le concierge est apparu sans faire de bruit, il m’a prise par le bras de sorte que je ne puisse plus bouger, la main retournée dans le dos, pour appeler un médecin. L’homme en blanc m’a regardée, m’a questionnée, je savais que mes syllabes étaient consciencieusement comptées, qu’un seul terme mal employé m’enverrait dans un endroit où l’on prétend soigner les fous, raison probable pour laquelle ils n’en ressortent jamais. A la frêle nuance que moi, je ne suis pas folle, juste amoureuse d’un esprit, d’une présence, d’une personne que je ne trouve pas. Une âme qui n’apparaît que dans mes rêves pour me consoler de ne pas l’avoir encore rencontrée.

[ DEUX FINS POSSIBLES ]

FIN N°1 :

Les yeux baissés, je me suis contentée de répondre aux questions du diplômé en sabotage de vie, d’une voix calme, posée, la plus naturelle possible. Mais cela n’a pas suffit, les témoignages contre ma quête ont afflués, raison pour laquelle je me suis retrouvée - sans même m’en rendre compte - attachée dans une ambulance aussi stridente que ce réveil qui sonne chaque matin pour me dire de courir et trouver où tu te caches.

On ne m’a laissé aucun choix, conduise dans un bâtiment grisâtre, affublée d’une chemise d’hôpital des plus vulgaires, et là, pour la première fois, j’ai pleuré.

J’ai pleuré parce que j’ai su que cela était fini, je ne te trouverai pas, désormais enfermée, ma liberté volée et cadenassée dans un asile où les esprits n’ont le droit de penser. Je disposais cependant d’une piètre autorisation, marcher jusqu’à l’épuisement dans un minuscule petit parc au silence dépaysant dont les fleurs semblaient aussi dépressives et désarmées que les patients s’attardant sur leur beauté. Je fis quelques pas et me recroquevillais contre le premier arbre, bien décidée à ne plus changer de position jusqu’à ce que l’on me libère, n’ayant plus rien à perdre à présent. Doucement, les songes, les rêves d’insomnies m’ont enlevée, et je me suis endormie comme une enfant. Ce fut un craquement de branche séchée qui me tira des bras de Morphée, cet amant provisoire.

Je levais le visage, et n’en cru pas mes yeux. Accroupi à quelques centimètres de moi, tu étais là, me souriant, dans cette même chemise immonde que moi. Je ne me suis rendue compte que je souriais également, une lumière cuivrée au creux de l’iris. C’était donc là que tu m’attendais… comment aurais-je pu penser venir ici ? Peu importe désormais. Tu es là. Nous sommes là. Malades d’amour. Internés car le cœur atteint d’un cancer incurable, le cancer des amoureux.

La vie est mal faite, certes, mais ta présence rendra à jamais n’importe quel quotidien aussi magique que ce que j’avais espéré. Qu’importe l’asile. Ce n’était pas un paradis que je cherchais. C’était un trésor.

FIN N°2 :

C’est pourquoi, une fois que le médecin m’a laissée partir, je suis retournée en haut de l’immeuble où le concierge m’avait trouvée, pour que tu me vois plus facilement, et que tu me rejoignes. Je n’avais pas l’intention de crier, cette fois, non, je resterais silencieuse, pour que puisses mieux me localiser. Je me suis approchée du bord, mes longs cheveux blonds cendrés me fouettant le visage, et j’ai regardé le vide, ce sol sur lequel j’avais finalement décidé, à la dernière minute, de m’étaler, lasse de courir après une âme sœur préférant jouer au chat et à la souris. Pas besoin de paroles cette fois-ci : tu m’as entendue souffrir.

« Je t’en prie ne saute pas. Je suis là, maintenant, je t’ai tant cherchée. Viens avec moi, je ne t’abandonnerai plus jamais, nous allons enfin être heureux. ».

Je me suis retournée, tu étais bien là, je ne rêvais pas. Les cheveux en bataille, des yeux fins et translucides, la barbe mal rasée, me tendant ta main de pianiste. Je t’avais reconnu au premier battement de paupière. Mais il était trop tard : la vie m’avait quitté en même temps que l’espoir, juste quelques secondes plus tôt.

Du vide ou de l’amour, j’ai préféré sauter.

1.9.07 05:40


Des lettres mortes-nées, étalées sur mon bureau en pin. Les adresses sont déjà collées sur leurs enveloppes personnalisées, mais restent vides de ma plume sans encre. Des médicamments, eux aussi, s'étalent de toutes parts. Plaquettes vides, ou pleines, qui se mélangent dans l'estomac temporel. Des cachets entourent l'ordinateur, je ne saurai donner leur définition. D'autres gisent dans leur petite boite circulaire : les anxiolityques, ainsi que les somnifères. Puisque, désormais, je prend des somnifères la journée, mon stock s'anorexie.

Figurines de fées aux ailes cassées, brisées par les déménagements. Gouttes pour les yeux. Ciseaux, cutter et briquets, ensemble, comme pour créer une coïncidence. Ces lunettes bleu - dans leur étui de la même teinte - que je ne mets jamais, même sous la torture de mon ophtalmologue qui, dernièrement, me menaçait de ne pas me délivrer de verres de contacts du fait de mes yeux irrités par le port prolongé des ces petites rondelles imperceptibles.

Un verre dôté d'une paille orange. Pour me faire de faux diabolos avec du sirop sans sucre et de la limonade light. Il ne reste ni de l'un ni de l'autre. Un tasse, dont le sachet de thé vert au riz grillé doit bien macérer là depuis une semaine. Des stylos qui débordent. Des carnets inachevés. Un cendrier plein à rabord.

Dehors, les pigeons commencent à me taper sur les nerfs. J'ai fermé les rideaux. Orange. Des grigris, attrapes rêves ou souvenirs, hantent chaque recoin. J'ai envie d'un milk-shake à la vanille. Ou à la banane. Envie de cogner le mur comme la décolorée de Kill Bill lorsqu'ils l'enterrent vivante, et voir le sang contre le mur. Demain on part en vacances. J'ai pas envie. Je reste couchée. Les pilules tricolores ne marchent pas. J'ai envie d'un croissant. Mais j'ai grossi. A midi j'ai bu du Garpacio. Puis j'ai attrapé les cookies, les sablés, les yaourts, les céréales, les biscuits. Et comme d'habitude j'ai vomi. Y'en avait partout. Je crains le futur état des lieux en ce qui concerne la tapisserie. Mon Caramel me manque. Il torture ma grand-mère en sautant du balcon, parait-il. Je suis allée le voir la semaine dernière pour lui dire que quoi qu'on en dise, je le récupère lorsque je rentre de Vendée, monsieur m'a royalement ignorée. Dans mes bras il miaulait de mécontentement et griffait. Alors je l'ai laissé, laissé repartir calculer comment il allait s'y prendre pour tomber du balcon sans se faire mal, après s'être fait les griffes sur les chaises puisqu'il ne comprend pas que la petite plaque accrochée au mur ne sert pas de décoration féline.

A part ça ? Rien.

31.8.07 14:14


 [page précédente]



L'auteur du blog est responsable de tous ses contenus. Ouvrez votre blog sur 20six.fr ou myblog.de